Véra Eisenmann

E. verae et formes proches, Introduction

vendredi 26 septembre 2008 par Véra Eisenmann

E. verae a été décrit sur une mandibule fragmentaire (835-123) provenant de la localité 21 en Chukochya (SHER A.V., 1971.-Mlekopitaiushchie i stratigrafia Pleistotsena krainego severo-vostoka SSSR i severnoi Ameriki. Nauka, Moskva, 310p., 43 fig., 30 pl., 40 tabl.). La série mesure 207mm de longueur occlusale ; les métastylides sont pointus ; la P2 porte un pli protostylide. Tous ces caractères se trouvent aussi chez E. cf. suessenbornensis d’Akhalkalaki (Géorgie). Toutefois l’émail est plus plissé chez E. verae et l’ectoflexide plus court sur les M1 et M3. Son âge serait contemporain ou même plus ancien que l’épisode magnétique de Jaramillo.

E. coliemensis a été décrit sur un crâne (IA 1741) découvert dans des sédiments d’âge Pléistocène inférieur tardif probable de Chukochya (LAZAREV P.A. 1980 - Antropogenovye loshadi Iakutii. Moskva, Nauka, 190 p., 21 pl., 47 fig., 18 tabl.). Il appartient sans doute à E. verae ou à un descendant proche d’E. verae. Une série dentaire inférieure figurée par Lazarev appartient probablement à la même espèce.

Les MC III que je rapporte à E. verae, dont PIN 3100-801 trouvé dans la même localité que le type, sont caractérisés par de fortes largeurs articulaires distales, en général plus grandes que les largeurs sus-articulaires. Ceux que je rapporte à E. cf. verae ont en général des proportions inverses, possèdent des condyles internes plus épais et ressemblent plus à ceux d’E. suessenbornensis de Süssenborn et Akhalkalaki. Une variante d’E. verae est caractérisée par une plus grande gracilité des MC III et MT III. Enfin, une autre variante est constituée par des MT III (et un MC III) de plus grandes dimensions, notamment des largeurs.

Au total, l’ensemble des jugales supérieures se rapproche plus de l’Equus d’Akhalakalaki que d’E. suessenbornensis. Les dimensions sont un peu plus faibles et les protocones sont encore plus courts qu’à Akhalkalaki. L’émail est très plissé, les plis caballins souvent extravagants. Les dents jugales inférieures peuvent avoir des métaconides extrêmement allongés et presque pas de linguaflexide. Les M3 inférieures peuvent présenter des stylides isolés (PIN 3100-430). Quelques doubles boucles ont des pédicules spécialement longs (morphotype K) ; quelques autres sont particulièrement grandes.

Dents et métapodes similaires ont été récoltés à Old Crow, dans le Yukon.


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